Le Progrès (livre - 18 décembre 2008)

A nous Paris ("L'Usine à Bonheurs" - septembre 2008)

Le Progrès (bicentenaire de Guignol - 31 mai 2008)

Maison Française (avril 2008)

The Boston Globe (16 mars 2008)

Guignol chez Lanvin ! (vitrine - mai 2005)

L'Orient le Jour (3 novembre 2001)

La revue du Liban (27 octobre 2001)

Le Parisien (édition 92) (22 février 2000)

Le courrier Picard (21 octobre 1999)

Oise Hebdo (13 octobre 1999)

Le Parisien (édition 92) (30 juin 1999)

Le journal de la Caravelle (novembre 1998)

 
 
Le Progrès 18 décembre 2008 Annick Stevenson

“Si l'on admettait une fois pour toute que Paris est la plus provinciale de toutes les villes de France ?” se demande Nathalie Dargent en introduction de ["Ces Provinciaux qui ont fait Paris"].

Et elle entreprend, en près de 200 pages et 250 illustrations, de nous le démontrer, nous faisant revisiter Paris au travers des régions d'origine de ses habitants, et de leurs métier.

On y découvre que “les Savoyards sont décrotteurs, frotteurs et scieurs de bois ; les Auvergnats sont presque tous porteurs d'eau ; les Limousins maçons ; les Lyonnais sont ordinairement crocheteurs et porteurs de chaises...” Pas tous, toutefois, car le Lyonnais qu'elle choisit de mettre en avant est... Guignol. Et ses guignolistes bien sûr, dont le premier, Pierre Dumont, avait emporté la marionnette dans ses valises lorsqu'il a “traboulé jusqu'à Paris”, en 1836. Destination initiale : “Le Polichinelle” petit théâtre proche des Champs-Elysées, avant que les théâtres de Guignols ne se multiplient dans la capitale, et que les guignolistes ne se transmettent leur savoir-faire, dans le pur respect de la tradition.

Le “Théâtre Guignol Anatole”, l'un des plus authentiques, qui doit son nom à celui du gone Anatole Cressigny, lequel succéda le premier à Pierre Dumont, se trouve aux Buttes-Chaumont. Il est animé depuis 2003 par Pascal Pruvost, des Petits Bouffons de Paris (son établissement gestionnaire), qui représente la sixième génération de guignolistes. Les têtes de Guignol, Gnafron, Madelon et leurs compères y sont toujours, “pour la plupart, commandées à Lyon, chez Gilbert Pavaly, sculpteur de marionnettes renommé”, nous dit-on. Puis elles sont maquillées à la gouache, sculptées et habillées sur place.

Quant aux castelets, ils sont de véritables reconstitutions du tout premier, qui est retourné aux origines : on pourra en effet le retrouver au Musée Gadagne à Lyon lorsqu'il rouvrira ses portes en mai 2009.